Vers là.



Lee Ranaldo élève la poussière





















LeeRanaldo, connu pour sa place de guitariste et de chanteur au sein du groupe Sonic Youth, a offert le 1er novembre 2014, un concert solo acoustique surprenant, reflet d’un nouvel album également acoustique, au Musée des Abattoirs de Toulouse en France, devant un public très confortablement assis.

Pour la surprise, on n’en attendait pas moins de lui et de sa capacité à expérimenter, y compris sans électricité sur ses guitares, ou lorsqu’il transforme son instrument en balançoire.

Ce chemin acoustique, empruntée par Neil Young, fût une fois de plus, défriché par la guitare qui devint sitar, du meilleur ambassadeur de N.Y.
Il poussa les murs du son.
De là s’échappèrent des mélodies.

Ce que l’on sait de ses activités ne représente que 1/7 de ce qu’il fait.
Et ce qu’il crée ne se résume pas à l’unique champ d’expression musical.
Cela peut s’étendre aussi aux arts plastiques (photographie, dessin, etc…).
Durant ces nombreux déplacements, Ranaldo dessine le paysage qui se projette devant le pare brise du véhicule qui avance.
Il trace des lignes,("lost highway drawings") des tablatures qui courent vers des Monts de Vénus.









































Echange de quelques mots, adresses et dessins...

:-)
(je suis fan)




























(Dessin extrait du carnet de Lee Ranaldo, .To Waterford 25 October 2014.)






Quelles étaient les probabilités pour que ce jour-là, en terrasse du restaurant du musée des Abattoirs, je tombe, par le plus grand des hasards, nez à nez sur lui que je n’avais pas vu depuis 22 ans ?
Je demande à la poussière.










































A photograph of N.Y in Anne's house.

(IPhone photo by Sophie)
































An excerpt of the Edifice serie, in Sophie's house. 

(Iphone photo by Sophie)














"voix normale: de toute façon, du 17 on passe au 18
puis au 19, puis au 20,
au 21, au 22, au 23, au 24, au 25, au 26, au 27, au 28, au 29, au 30, au 31.
octobre.

ainsi passe le temps."
















                                     Angels and beyond






































(o)

































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"I'm gonna drive you through the night, down the hills."
































Chaque soir, chaque matin, inlassablement avec la meme lenteur, la meme lourdeur, lassitude et dépit, un homme promène son chien.
Entre les deux, c’est une laisse qui pend et qui traine en un point qui trace le parcours au fur et à mesure qu’ils avancent.
Ce son, ce balancement, l’homme et le chien ne forment plus qu’une seule et même musique, et le silence suit.






























Now, there are more than one thousand images here, on this site.
Just few words about this one and what was in my earphones when I crossed this garden in Milan late at night.
I sat there while Tom Waits chirped an invitation to the blues.

I thank so much people and friends who took time to glance at these 8 seconds of my life synthesized.


Hold still--------Keep going.





























...


































*



































"Eternity isn't some later time. Eternity isn't a long time. Eternity has nothing to do with time.
Eternity is that dimension of here and now that thinking and time cuts out. This is it.
If you don't get it here you won't get it anywhere, and the experience of eternity right here and now is the function of life..."
Joseph Campbell
(Via Chemin faisant)
















3X2



























                                               /































xxx

























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"Leica could be like a big passionate kiss
or then again like a shot from a gun,
or the cough of a psychoanalyst.
You can do anything with a Leica."
Henri Cartier-Bresson

Calculate the space between us for example.































Hotel du lac, Coppet, Lac Léman
Pleyel quart de queue vernis, marqueté.
Portes épaisses comme des coffres forts.
Satie, la balançoire.





































Port Lligat. Dali's trees. 



























Roquefort.



























"A painting, in some ways, is an object of contemplation.
When you look at a painting, for me, it does remind your time passing on what it is to be alive"
Paul Housley

What remains to be done.













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?

























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Badine
































En dehors de la définition habituelle, et de celle qui sert très souvent de référence (cf Musset, "on ne badine pas avec...), une badine est un outil fabriqué par les photographes qui passent du temps dans une chambre noire et qui pratiquent le tirage aux sels d'argent.
(On peut également retrouver ce symbole qui représente son équivalent dans photoshop).

Concrètement, elle est souvent conçue avec les moyens du bord, un fil de fer, plutôt fin, et un morceau de carton découpé en rond, fixé au bout de ce fil. ("je bricole, je rigole"(un Ami)).
Les consciencieux fabriquent une vraie batterie de laboratoire noir et blanc, selon la taille des tirages et de l'importance accordée aux détails.

Qu'entre nous soit dit, la badine permet d'éclaircir les choses, seulement en photographie.
Cet outil, qui devient instrument dans les mains de quelques-uns, sert à faire de l'ombre au négatif projeté sur le papier sensible.
Le photographe balaye le faisceau de lumière sous l'agrandisseur et l'ombre, en se révélant, devient son contraire, par réaction.
Il badine, seulement, pour l'amour de son art ou avec l'image de l'Amour, nuance.



(Collage, 10x15 cm ©V.L)































Où la lune est à un jet de pierre des oiseaux.




































"Son couteau de plongée est posé près de lui sur le rocher brûlant, une chose.
Par la vitre de son masque il a vu un banc de poisson verts, ils se mouvaient comme un seul corps.
Dans la pénombre liquide, il a tenté d'arracher la couronne d'épines d'un oursin, il a suivi l'âme translucide d'une méduse en son errance flottante.
A présent, nu sur le rocher, il est assis en plein soleil comme un segment du soleil même, un corps de feu. Et il continue à se poser des questions.
D'où vient que le dessus de la surface de l'eau, qui n'est pourtant rien d'autre que le dessus, soit tellement plus mystérieux que la plaine mouvante qu'il voit en ce moment ?
Lumineux était ce dessous, transparent comme la vivante méduse de verre, cristal ondoyant et dansant qui séparait le domaine de l'eau du domaine de l'air.
Comme il lui serait facile, pensait-il, de disparaître maintenant : un homme qui eût abandonné ses vêtements sur le rocher et fût entré dans le miroir pour y demeurer, le vivant miroir, membrane qui scelle le silence.
Dépouillé du mot qu'il lui fallait être, infiniment proche de son ultime destination parmi le perpétuel silence des poissons, délivré de son nom. " 

(Cees Nooteboom /  Autoportrait d'un autre. (Traduit par Philippe Noble, Acte sud)) 
































SUEDE / Brett Anderson / Novembre 1993
 "Still life", between Stagecoach and Ravel's Bolero.




L'amorce

























Dans une pellicule photographique argentique, le temps est compté en un nombre de poses, qui varie selon le format du négatif.
Le fabricant de film a numéroté chaque image au préalable.
Sur un film 24x36, il existe une partie généralement inconsidérée, qui peut toutefois porter des marques de lumières, dans un cadre à part.
L’amorce.
Elle peut contenir en elle pourtant tout le processus de cristallisation, comme :
Le désir d’arriver à la première image.
Des informations souvent floues.
Le geste machinal de l’armement de l’appareil, l'empressement, souvent.
Davantage de poussières, les pieds du photographe, le ciel.
bref, on devine à peine.
L’amorce existe dans une planche contact autant qu’un spectre.
Elle s’inscrit rarement dans le cheminement de l’intention du photographe qui souhaite arriver à la vue numéro 1.
Elle s’échappe dans son monde de signes cette image primitive.






























Des rivages.






























Kurt Cobain / Toulouse / Palais des sports / 10 février 1994


Il y a 20 ans le chanteur de Nirvana disparaissait en laissant aussi, pour toutes excuses, un son très discret de violoncelle dans le Rock.

All apologies


(D'autres photographies du concert ici )